Valorisation

Il existe plusieurs méthodes pour valoriser une société. Nous les avons classées en 3 catégories:

- Méthodes basées sur le patrimoine de l'entreprise (ou actif net):

ces méthodes consistent à considérer le bilan comptable de l'entreprise et à faire la différence entre l'actif et les passif afin de déterminer l'actif net. Il peut y avoir des variantes, notamment en réévaluant les différents éléments d'actif et de passif: par exemple, un bien immobilier ou une machine peut, de la valeur de marché et/ou de l'amortissement comptable avoir une valeur dans le bilan qui ne correspond pas à la valeur qui serait obtenue en cas de vente. Ces méthodes donnent en général un point bas à l'évaluation dans la mesure où elle donnent une valeur à la casse de l'entreprise et ne reflétent pas sa production de richesse. Cette méthode n'est peu ou pas adaptée en phase de développement de la société.

- Méthodes basées sur les cash-flows futurs que la société sera en mesure de dégager (ou méthodes actuarielles):

Le principe de ces méthodes est de projeter le compte de résultat sur plusieurs années (de 5 à 10 ans), de déterminer ainsi ce que l'entreprise peut reverser aux associés/actionnaires chaque année et d'actualiser, c'est-à-dire de ramener la somme de ces flux financiers en ¤ d'aujourd'hui. Les variantes reposent sur la nature des flux considérés: dividendes, bénéfices... Ces méthodes permettent d'intégrer le développement futur de la société. Les résultats sont néanmoins très sensibles aux hypothèses retenues et doivent donc être manipulés avec précaution.

- Méthodes des comparables:

Ces méthodes se basent sur des multiples appliqués à certains critères de l'entreprise. Ces multiples et les critères peuvent dépendre des secteurs d'activité. Par exemple, la valeur d'une entreprise peut être comprise entre 5 et 10 son bénéfice annuel, ou une à deux fois son chiffre d'affaires, ou bien encore un montant par point de vente...

A ce titre, une possible de valorisation simple pour les projets auxquels Microba s'adresse principalement est de se baser sur une valeur par nombre de personnes travaillant dans la société (y compris l'entrepreneur bien sûr). Il convient bien sûr à l'entrepreneur, les autres associés et à l'investisseur de se mettre d'accord sur le sujet, mais une valeur de ¤50,000 par personne travaillant à temps plein dans l'entreprise peut consistuer une référence raisonnable pour la valorisation*. Cela signifie par exemple qu'une entreprise où travaillent 3 personnes serait valorisée 150,000¤. Ce chiffre pourrait être modulé en fonction de l'activité afin de tenir compte de la marge bénéficiaire attendue.

Il faut néanmoins garder à l'esprit que si le pacte Microba est utilisé et fonctionne sur la base d'une sortie au bout de 6 ans, la valorisation n'a pas d'impact sur la rentabilité financière de l'investisseur ni pour l'entrepreneur.

*Bien entendu, chaque cas est particulier et notre responsabilité ne saurait être mise en cause, mais cela permet de fournir un niveau de référence pour une transaction.